Comme l'a souligné la SNEL dans son message adressé à l'opinion publique, les délestages et les poches noires à Kinshasa sont une réalité incontestable. Nos populations ont besoin d'une meilleure desserte et il est normal qu'elles l'exigent. Mais l'entreprise publique appelle également à regarder ce qui est fait concrètement pour résoudre ces difficultés.
Makala : un nouveau transformateur de 75 MVA en service
Le samedi 5 septembre, un nouveau transformateur de 75 MVA a été installé au poste haute tension de Makala. Avec ses niveaux de tension de 220/30/20/6,6 kV, cet équipement va renforcer la capacité de transformation et contribuer progressivement à améliorer la qualité de la desserte électrique dans la capitale.
Cette réalisation s'inscrit dans un contexte particulier : Kinshasa connaît une croissance démographique exceptionnelle, avec un boom immobilier qui fait naturellement exploser la demande en électricité. Cela exige de la SNEL de suivre cette évolution et d'adapter ses infrastructures à une ville qui grandit très rapidement.
Inga : le G25 réparé, le G24 en préparation
La SNEL rappelle également qu'au-delà de Makala, le G25 d'Inga a été réparé et remis en service début 2026, après environ deux années de travaux. Il représente 193 MW de puissance retrouvée. Une partie importante de cette capacité sera destinée à renforcer l'alimentation de Kinshasa.
Et le travail continue : le G24 doit à son tour être réhabilité, avec un programme de travaux qui s'étalera sur environ 24 mois.
Une réalité à comprendre : les délais des réparations
La SNEL tient à être claire : ce programme ne va pas résoudre tous les problèmes du jour au lendemain. Mais c'est un début concret de solution. Une réalité que l'on oublie souvent est qu'une panne peut survenir brutalement, mais la réparation d'un grand groupe électrique peut prendre deux ans. Il faut diagnostiquer, commander les équipements et les pièces nécessaires, respecter les procédures, réaliser les travaux et procéder aux essais avant de remettre l'installation en service.
À cela s'ajoutent les procédures prévues par nos lois, notamment en matière de marchés publics. Une entreprise publique comme la SNEL ne peut pas engager immédiatement certains travaux : elle doit suivre des procédures avant de pouvoir contracter avec un fournisseur et lancer les réparations.
Un travail de longue haleine à reconnaître
La SNEL est consciente des difficultés, mais appelle à reconnaître également le travail énorme accompli par ses équipes. L'entreprise insiste sur le fait qu'il faut être exigeant avec elle, mais aussi reconnaître les efforts lorsqu'ils sont concrets : un G25 de 193 MW réparé et remis en service, un transformateur de 75 MVA installé à Makala et d'autres travaux importants en cours.
La situation n'est pas encore réglée, mais dire que rien ne se fait serait injuste. La SNEL continuera à défendre les faits, à expliquer les efforts engagés et à rappeler que la modernisation du réseau électrique est un travail de longue haleine.